Depuis une trentaine d'années mon travail plastique s'est développé comme une suite de variations à partir d'un dessin originel. Une technique assez personnelle de la tapisserie de fils de coton sur toile de jute me permet d'en tisser lentement les représentations les plus abouties. La gouache sur papier, parfois l'acrylique ou l'aquarelle, sont des moyens plus rapides pour développer, enrichir et expérimenter des solutions plastiques autour de fragments, sans cesse réinterprétés de ce premier dessin. Sans être vraiment préparatoires à la tapisserie, les peintures nourrissent le travail du fil qui paradoxalement est réalisé avec une certaine improvisation.
Récemment une nouvelle maison à la campagne et un petit appareil numérique ont été les déclencheurs d'une suite de photographies, abordées au début comme des suprises du quotidien mais qui en fait peuvent être réunies en deux séries distinctes, chacune explorant un extrème: la matière et la lumière.


